Messieurs Bitume

Flâneur fâné je suis vidé, pas d’bol pas d’pétales les copains, j’ai un peu faim, sans blague sans dec’ je crève la dalle. Sur le ciment, tu vois bien.

J’ai l’sac percé la mâchoire cabossée, les mains dans la crasse je t’appelle : tu dis rien. Les yeux brûlés j’suis qu’un gamin. En vain. J’t’appelle mais tu dis rien.

Je me frotte à la ville qui m’arrache la peau, m’arrache au sommeil à la vie, je ne suis pas beau. J’ai pas d’oseille et puis j’ai pas d’pot.

Qu’est-ce que j’foue ici, tu m’dis. J’ai pas d’ailleurs, j’ai pas de sortie.

Le jour je cause, je fais ma vie, rien de morose, mais rien d’joli-joli. Poubelle, cigarettes, pieds nus, voilà le dessin. Je dors un peu, j’ai toujours faim. São Paulo nous prend, et nous dégueule, c’est violent. Oon naît la dedans,  s’aime on se détruit, on s’haine et on s’oublie. On se miaule, on se plante. A coup de couteau, à coup de dents.

J’attends. Assis par terre, tous les jours j’attends.

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