Les nuits d’Amsterdam

Le crissement léger d’une roue qui tourne dans le vent, bicyclette esseulée elle attend qu’on lui monte dessus. Femmes presque nues, leur peau satinée derrière les vitres que les néons colorent, une cigarette à la main, un téléphone, la tête s’incline au passage d’un homme.

Les canaux se ressemblent, au dessus les maisons étroites, je m’étonne qu’elles penchent, les unes contre les autres sans qu’aucune jamais ne s’écroulent. Des lampes allumées là derrière les fenêtres, ici pas de rideaux, et la vie douce se laisse entrevoir, un enfant endormi sur un tapis de laine, un café oublié, une femme qui attache ses longs cheveux, presque rien.

Nous marchons une silence, sur les pavés humides où la lumière mordorée des réverbères à chaque pas se reflètent. Tout est calme dehors, sur l’eau noir miroite un croissant de lune tombé d’entre les nuages.

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