La nuit Séville

Encore une ville où nous marchons quand la nuit vient.

Pénétrante cité, les pavés résonnent, ricochent le son de nos voix aux murs de chaux qui s’effritent, sous le clocher immense de Giralda. Autrefois elle était minaret dominant la Grande Mosquée almohade de Séville la belle. Soeur jumelle de la Koutoubia de Marrakech, par au delà des mers les tours délicates relient les deux cités, rappelant à leurs fidèles – chrétiens, musulmans – qu’ils prièrent dans les mêmes lieux, s’aimèrent sur les mêmes terres. Et le passé commun, les guerres, les passions, les splendeurs durement bâties emplissent soudain nos mémoires, les yeux coulent dans l’eau du fleuve, se perdent. Ascendance du regard jusqu’au sommet de la catédrale, caresses des pierres, soupirs, elles ont porté l’Histoire, supporté le poids de fois contraires, pierres sacrées, pierres bénites.

Al wadi al kabir, la grande vallée.  Nous marchons lentement  parmi les hautes herbes tendues au ciel, exubérance chevelue et lignes diagonales, ombres suaves sur le fond d’or du soleil couchant.Le fleuve Guadalquivir  roule sur les lèvres, roulent ses eaux longues et traversantes, bleutées sous la voûte aux étoiles.

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