A l’envers le Mile end

Petit matin, on dévale la pente, zigzaguant entre les plaines dézinguées, forures entailles et brèches, le bitume bosselé semble presque remuer sous les roues des vélos qui vont-et-viennent aux courbes des reliefs. Ville, ville vivante, la nuit avale, lumière lascive et poteaux qui tanguent. Ivres de joie, ivres sans lois, cow-boys des steppes grillagées et du béton coulé, nous régnons sur les rues désertes en savourant l’heure pâle.

Une lune immense, reine mastodonte d’un ciel plein d’étoiles, nous regarde rieuse et se gonfle et se gonfle, rose et puis rouge par dessus les toits, s’emmêlant de nuages et de fils et d’arbres trop fiers.

Et nous, exaltés amoureux, traversant sans logique es ruelles inconnues, perdus entre deux voies de chemin de fer, nous chantons l’aube naissante le yiddish les violons et les amis nouveaux.

 

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