A travers Paris

Ivresse légère quand notre avion s’incline, l’on voit depuis la vitre mon pays atterrir. Paris immense, Paris rendu à la grâce, au plaisir,  Ville Lumière diffractée cette fois au prisme d’un regard étranger, ébahi.

Le Pont Neuf qui vieillit, les lacets de la Seine que l’on dessine du doigt sur le grand toit brûlant, là tout en haut de l’Institut du Monde Arabe. Les fleurs à peine écloses, l’émerveillement printanier de ces jours bleus où se succèdent les rires des êtres aimés, manqués, dans l’herbe douce et interdite que malgré quelques sifflets l’on s’offre. C’est l’été, melon, parme et bières fraîches entre nos mains, c’est l’été qui fait sourire le moindre parisien et nous exalte nous réjouit, à 40 degrés de plus que le dernier hiver.

Longue cavale à vélib’, à trois puis deux dans les rues étroites, sur les pavés, les chemins, les avenues. Rouler, rouler encore, attraper au vol dans ce Paris pareil des images singulières, la découpe d’une tourelle, les remous de lumière dans les arbres alignés, les vitraux et les saints, gravures et portes cochères, épaulettes dorées et femmes d’opale, ces vétilles et détails qui composent le voyage, le vrai voyage dans la ville si longtemps habitée.

Marcher des heures, inlassament, recomposer les tableaux et les choeurs pour sa voix qui fredonne, chercher, cueillir, déchiffrer, se promettre qu’au retour on lira tant, qu’on refera le parcours dans les siècles et les jours, à travers notre Histoire et à travers Paris.

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