Dans les bois

A l’improviste quitter la grande ville pour de vastes étendues blanches et nues, exposées au ciel, fragiles. L’horizon diaphane, et plus loin le bleu. Nous traçons peu à peu une voie entre les arbres, et la neige étouffe tous les bruits du monde, engloutissant de sa musique veloutée les glissements de nos pas, chaque souffle et chaque parole. Tout est calme, sous les cimes déplumées qui se balancent dans la brise. Nous marchons le long des toiles bleues embrassant les érables, dans le bois silencieux. Je les regarde, leurs joues rosissent aux caresses du froid : – 22°C dit l’écran, – 22°C cette chute en deçà des tranquilles zéros. Alors on s’emmitoufle on avance et se serre, là près du poêle à bois, dans la cabane minuscule qui abrite le repas. J’aime les volutes claires au dessus de la soupe, et le rhum qui réchauffe le corps, qui nous tient éveillé, heureux. Parenthèse enchantée, délicate, aux odeurs de fumée que retiennent jusqu’au soir nos cheveux dénoués.

 

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