Pinheiros, mon quartier

Marcher sous le soleil, lumière douce qui se faufile entre les arbres. Le vent fait tanguer les feuilles.

Absence. Dimanche tranquille et solitude légère, j’arpente les rues presque désertes de ce quartier si animé en semaine. Des enfants jouent au ballon sur l’asphalte, une vieille femme dort appuyée au crépis d’une maison rose, plus loin des poussettes se croisent.

Regarder, observer avec attention ces murs peints qui bientôt me deviendront familiers, les grands pins qui ont donné leur nom au quartier, les tours qui se font face et les façades aux couleurs vives. Un jus de fruits pressés : mangue, orange, banane, un peu de miel. Ces petits plaisirs qui font resurgir en moi des vagues de doux souvenirs.

Je me sens bien ici.

Éteins la télévision! 

Ils arrachèrent mon arbre et mon poème,

ne reste que l’ombre.

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